Journée de la femme « Pour la terre et le foyer »



En cette journée de la femme, plutôt que de parler d’iniquité salariale, d’Éva Circé-Côté ou de la gratuité des serviettes sanitaires, je vais plutôt vous présenter un 45 tours d’une des organisations les plus importantes au Québec, les Cercles de fermières du Québec.

Le 25 février dernier, les Cercles de fermières du Québec célébraient leur 95e anniversaire de fondation. En 1915, les agronomes Alphonse Désilets et Georges Bouchard mettaient en place les premiers cercles à Chicoutimi, Roberval, Saint-Agapit, Champlain et Plessisville. Aujourd’hui, l’association des CFQ est la plus grande association de femmes au Québec avec plus de 37 000 membres (il y’en avait deux fois plus en 1981). Cette association a aidé à l’avancement de la place des femmes dans la société québécoise en contribuant à la fondation, en 1966, de l’AFÉAS (organisme qui pratique un «féminisme social égalitaire»).

Bien que les Cercles de fermières du Québec semblent campés dans la représentativité de rôles féminins traditionnels (cuisine, tricot, maternité, courtepointe, etc.) je n’ai pas l’impression que cette association a pour but de perpétuer cette image de la femme au foyer. Comme toutes les associations, elle est à l’image de ses membres et si une jeunesse forte et impliquée prend la relève et veut un réel changement, peut-être qu’une valorisation plus élargie de la femme sera possible. Il est déjà plus qu’intéressant de voir l’implication des CFQ dans de nombreuses autres sphères sociales (protection de l’environnement, alimentation, santé mentale, violence chez les jeunes, etc.). Il sera donc intéressant de voir comment va évoluer cet organisme dans l’avenir.

En attendant, voici la chanson thème des Cercles de fermières du Québec (Tu as le temps), telle que chantée par Marie-Thérèse Alarie en 1980.  Sur des paroles et une musique de Blanche Noreau, madame Alarie était accompagnée au piano par Monique Guilbeault. Sur la face B, on retrouve une chanson popularisée, entre autres, par Alain Morisod, Le lac de Côme.

  

  

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