Narita Airport (Tokyo)

Comme j’aime l’aéroport de Narita. L’Asie me fascine, et dans ma découverte de l’Asie, après la Chine et la Thaïlande, le Japon est ma prochaine destination. Comme mon vocabulaire japonais est limité à quelques mots utiles, mes contacts avec la culture japonaise sont plutôt limités mais, je pense qu’en quelques semaines, je pourrais grandement améliorer ma quasi-absence de connaissances du japonais. Je sais que beaucoup de Québécois vont au Japon pour enseigner l’anglais et même le français. Mais je sais aussi que quelques Québécoises y vont pour être des « geishas modernes ». Peut-être que j’aurais plus de chance en tant que Geisha… et surtout, ça serait plus facile de payer mes dettes. Hihi… même si les geishas modernes ne sont pas des prostituées, je ne pense pas que ce serait mon genre de carrière !

Dans l’aéroport (qui est immensément grand), il y avait un « musée » de l’origami. C’est complètement fou tout ce qu’on peut faire avec du papier. Ça m’impressionne à chaque fois. C’est dommage que je n’aie pas la patience et la dextérité pour me lancer dans des modèles plus difficiles que les tulipes et les grues. J’avais très envie d’acheter des livres et du papier, mais le coût de la vie est plus élevé au Japon et à l’aéroport c’est encore plus évident. Pour vous donner un exemple, je voulais absolument acheter un T-shirt d’Astro le petit robot. Un T-shirt assez ordinaire, dont la seule particularité digne de mention est le fait qu’il y a une reproduction d’Astro en hologramme sur le dessus. C’est le genre de T-shirt que j’aurais payé environs 5$ en Thaïlande et peut-être 20$ au Québec ou pas tellement plus. Mais il coûtait 45$ à l’aéroport. C’est pas très cher, mais c’est quand même plus cher que ce que j’étais prête à payer. Mais vous savez quoi ? Je l’ai acheté quand même. Dire qu’en Thaïlande j’aurais eu à peu près 15 camisoles et chandails pour le même prix.

Wow… j’écris et j’ai tellement pas d’inspiration. C’est rare que ça m’arrive, mais je ne sais pas trop quoi écrire et surtout comment l’écrire. J’ai toujours plein de choses à dire et habituellement, je réussis à ficeler mes idées de façon intéressante, mais en ce moment, je ressens un vide d’inspiration. Peut-être que c’est parce que j’ai faim. Peut-être que c’est parce que je suis assise dans un Frite Alors ! et que j’attends mon burger berger et ma bière. Peut-être que c’est parce que je suis de retour au Québec depuis 5 jours et que je passe la majorité de mon temps à me promener à droite et à gauche pour, entre autres, me trouver un appartement. Ou alors, c’est parce que toute cette histoire de voyage, bien que très récente, est déjà trop loin dans mes pensées pour bien m’inspirer. Je suis peut-être à la limite entre la description de faits et l’ajout d’un peu de fiction pour combler les moments qui commencent à être flous dans mes souvenirs. Après tout, parfois la vérité toute nue ce n’est pas aussi intéressant.

Revenons au Japon. Je n’aime pas laisser un texte de côté alors que ce n’est pas si difficile de le terminer. Après tout, les textes de mon blogue ne dépassent que rarement les 500 mots. C’est facile d’écrire pendant 500 mots et même parfois de ne pas dire grand-chose en 500 mots. Alors je ne devrais pas avoir peur de ne pas réussir à terminer ce texte. Au pire, j’ai juste à faire de longues parenthèses comme celle-ci et ça va donner l’impression que j’ai écrit quelque chose et que j’avais quelque chose à dire. Mais c’est de ma faute si je ressens cette pression. Je n’aurais pas dû terminer mon dernier texte avec trois points de suspension et un « À suivre ». Je ne devrais plus jamais laisser quoique ce soit en suspension… sauf peut-être de jolis supports à plantes en macramé devant la fenêtre de ma cuisine. C’est si joli.

Excusez-moi d’être aussi difficile à lire. Je sais que je suis difficile à lire parce que ça m’est difficile d’écrire. Et ça se ressent toujours quand l’auteur à de la difficulté à écrire. Mais je vais revenir à mon retour en avion et je vais même essayer de rendre ça de façon intéressante.

Encore une foi, mon arrêt au Japon fut beaucoup trop bref. Je n’ai eu que le temps de faire le tour de l’aéroport pour trouver la boutique où je voulais acheter mon t-shirt d’Astro, flâner un peu dans les boutiques et acheter un carton de cigarette japonaise. Je ne fume pas, mais j’ai pensé que ça doit être intéressant pour une fumeuse d’essayer des cigarettes qui viennent du Japon. Je vais donc pouvoir en donner à quelques amies. Les paquets sont très jolis ; très design si on compare à ce qui est disponible ici. Après tout cela, il était déjà temps d’embarquer pour le prochain vol (Tokyo/Chicago), qui est le plus long et le plus éprouvant. Comme j’avais déjà mal au ventre et mal à la tête, j’appréhendais ce vol avec quelques craintes. Je sais que je ne devrais pas insister sur mes erreurs, mais « appréhender avec crainte » c’est clairement un pléonasme. Mais même si je sais que c’est un pléonasme, je laisse ma phrase comme ça parce que sinon ça sonne incomplet. « Comme j’avais déjà mal au ventre et mal à la tête, j’appréhendais ce vol. » Vous ne trouvez pas qu’il manque quelque chose à la fin de ma phrase ? Entéka ! J’vais pas passer des lignes et des lignes sur ça. Je disais donc que j’avais mal au ventre et à la tête. Et comme je n’arrive vraiment pas à dormir dans un avion, j’avais un peu peur d’être malade d’épuisement. Mais comme j’avais des somnifères, je me sentais plutôt en confiance. Je n’avais qu’à en prendre un ou deux pour tomber dans les bras de Morphée et ainsi raccourcir le désagrément d’un aussi long voyage en avion. Une fois installée dans l’avion, j’ai tout de suite essayé de dormir. J’ai donc pris 2 somnifères en me disant que j’allais tomber endormis en moins de deux et me réveiller au dessus de Chicago quelques heures plus tard. Mais non… évidemment, ça ne pouvait pas être aussi facile.

Bien que j’étais très fatiguée et que les somnifères m’étourdissaient et me donnaient le goût de dormir, l’inconfort prenait le dessus. J’avais encore plus mal au ventre et j’ai commencé à me sentir vraiment mal. Mon mal de tête est devenu presque insupportable. Je devais avoir l’air particulièrement mal puisqu’une hôtesse est venue s’informer de ma situation. Comme je n’allais vraiment pas bien, et que je devais dormir, elle m’a libéré une rangée de 3 sièges !!! Wow… j’ai l’impression d’être une vraie princesse. On me libère une rangée de bancs juste pour moi ! Jamais je n’aurais eu ce genre d’attention quand on me prenait pour un gars. J’ai donc eu l’énorme privilège d’avoir toute une rangée de bancs juste pour moi. L’hôtesse m’a installé quelques oreillers et des couvertes pour me faire un lit. Elle m’a aussi apporté un « Ice Pack » pour soulager mon mal de tête. Et, comble du chouchoutement, une fois que j’étais couchée de tout mon long et que j’appréciais déjà la joie de pouvoir dormir dans un lit dans un avion, une hôtesse est venue ajouter une couverte sur mes jambes et m’a même tapoté les jambes quelques secondes. Une hôtesse japonaise qui vous tapote les jambes pour vous aider à dormir !!! Ça c’est du service. Merci All Nipon Airline !!! Sans blague, cette compagnie est vraiment trop top ! Je la recommande à toutes mes amies ! Une fois couchée dans mon lit, je suis tombée endormie en moins de 5 minutes. J’ai sauté deux repas d’avion et j’ai eu la surprise de me réveiller au dessus de Flin Flon. C’est drôle de se réveiller au-dessus de Flin Flon. C’était le temps de déjeuner. Quand on fait de longs vols comme celui-là, les heures de repas sont vraiment toutes mélangées. On dîne pour ensuite déjeuner et ensuite déjeuner encore une fois avant de souper. Tout ça entrecoupé de quelques collations d’arachides, de bretzels ou de poids séchés à saveur de crevette. Le déjeuné était vraiment bon. J’étais tellement en forme que j’aimais soudainement prendre l’avion. J’ai donc décidé que la prochaine fois que je prenais l’avion j’allais trouver un moyen pour avoir à nouveau une rangée de 3 sièges !

Après mon déjeuner, je me suis couchée à nouveau. Tant qu’à avoir un lit à 10 000 mètres d’altitude, aussi bien faire la grâce matinée. J’ai donc dormi encore une bonne heure et quand je me suis réveillée, il ne me restait plus que 2 heures de vol. Quelle joie ! Une fois à Chicago, j’étais en pleine forme. Je n’ai pas grand-chose à dire à propos de Chicago sinon que c’était encore très étatsunien et que la cote de sécurité était évidemment Orange ! Sacrés États-Uniens! Le vol Chicago /Montréal fut aussi très agréable. Les hôtesses étaient aussi souriantes que des veuves italiennes, mais l’avion était rempli à peine à moitié, ce qui me donnait beaucoup de place pour jouer. Je suis donc passée d’un siège à l’autre en essayant de trouver la meilleure place avec la meilleure vue. J’écoutais de la musique à tue-tête et j’avais juste envie de chanter tellement je me sentais bien et excitée. Une fois à Montréal, l’agente des douanes m’a bien fait rire quand elle a vu qu’il y avait un M dans mon passeport et qu’elle m’a demandé si je savais que j’avais un M pour sexe. J’avais envie de faire comme si j’étais surprise et qu’elle m’apprenait quelque chose. « Ha ouain… ? C’est ben fucké ! Attendez un peu, je vais vérifier dans mes culottes. Ha non… je suis bien une F et non un M. ». Mais ça ne m’a pas causé le moindre problème. Et voilà… j’étais officiellement de retour sur la terre de mes ancêtres.

Commentaires

Anonyme a dit…
triple hahahhahaha!
la passe de ton retour a montreal est trop cool! je me bidonne bien!
tu me gardes une cigarette?
xx

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